Branchement d un bloc de secours : guide de raccordement BAES pas à pas

Le BAES s’alimente en 230 V alternatif en permanence, indépendamment de la commande d’éclairage.

  • Dériver en aval protection, jamais en amont du disjoncteur.
  • Disjoncteur divisionnaire 10 A dédié au circuit BAES.
  • Repiquer le fil pilote SATI pour la mise à l’état de repos.
  • Câble non propagateur de flamme, conforme Euroclasse BT.
  • Prévoir 2 circuits distincts minimum, évacuation et ambiance.
  • Pose d’un presse-étoupe étanche à chaque traversée.

Comment raccorder et câbler un bloc de secours (BAES)

Le raccordement d’un BAES repose sur une règle simple : l’alimentation doit rester permanente, indépendante de la commande d’éclairage normal. Concrètement, l’appareil est alimenté en 230 V alternatif et bascule automatiquement sur sa batterie interne dès la coupure du secteur.

Étape par étape : dérivation, protection et raccordement des conducteurs

  • Dériver en aval protection : piquer le circuit sur l’alimentation générale, jamais en amont du disjoncteur.
  • Disjoncteur divisionnaire 10 A : poser un départ dédié au circuit BAES.
  • Brancher Phase Neutre Terre : respecter le repérage des conducteurs, la terre n’étant requise qu’en classe I.
  • Repiquer fil pilote SATI : raccorder le conducteur de télécommande pour la mise à l’état de repos.
  • Poser presse-étoupe étanche : assurer l’étanchéité à chaque traversée de câble dans le boîtier.

Règles de câblage et de protection du circuit

Le câble utilisé doit être non propagateur de flamme et conforme à la Euroclasse exigée pour les installations BT. Le circuit d’alimentation ne doit jamais être coupé par l’interrupteur de l’éclairage général : c’est ce qui garantit le fonctionnement du bloc en toutes circonstances.

La protection contre les surintensités est obligatoire. Un disjoncteur divisionnaire de 10 A dédié suffit pour un circuit BAES standard, conformément à la NF C 15-100. Pour chaque type d’éclairage évacuation et ambiance prévoyez au minimum 2 circuits distincts, afin qu’une coupure accidentelle n’affecte pas l’ensemble du bâtiment.

Qu’est-ce qu’un bloc de secours (BAES) ?

branchement d un bloc de secours
Type de BAES Usage principal Autonomie minimale Marquage requis
Évacuation Baliser les sorties et couloirs 1 heure NF-AEAS
Ambiance / anti-panique Éclairer les grands locaux 1 heure NF-AEAS
ERP de sommeil, hôpitaux Sécuriser l’évacuation de nuit 5 heures NF-AEAS
Habitation (parties communes) Éclairer les cages d’escalier 1 heure NF-AEAS

Définition, fonctionnement et bascule automatique

Un bloc autonome d’éclairage de sécurité (BAES) est un appareil autonome équipé d’une batterie intégrée et d’une source LED. Tant que le secteur est présent, l’appareil reste en veille et recharge sa batterie. Dès la coupure secteur, il bascule automatiquement sur son alimentation interne : l’allumage est instantané, sans intervention humaine.

Cette bascule garantit l’autonomie minimale réglementaire de 1 heure, à laquelle s’ajoute une charge de sécurité de 5 heures minimum après la coupure. Le bloc est alimenté en 230 V alternatif et doit porter le marquage NF-AEAS, conforme à la norme NF C 71-800.

Classes, types et autonomies selon le bâtiment

La majorité des BAES d’intérieur sont de classe II (double isolation) : aucun conducteur de terre n’est requis. Les modèles de classe I, plus robustes, exigent en revanche un raccordement à la terre.

L’autonomie varie selon la destination du bâtiment. Les ERP de sommeil, hôpitaux et centres de soin doivent tenir 5 heures. Les parties communes d’immeubles collectifs se contentent d’1 heure, et certains blocs de parties communes proposent une autonomie réduite à moins d’une heure. Côté performance lumineuse, un BAES d’évacuation standard délivre 45 à 60 lumens, contre environ 300 lumens pour un BAES d’ambiance.

Le remplacement préventif de la batterie est conseillé tous les 4 à 5 ans. Les modèles lithium LiFePO4 repoussent cette échéance jusqu’à 10 ans, ce qui réduit les interventions de maintenance.

Vérifications et maintenance après l’installation

Contrôle Fréquence Signal ou indicateur Action corrective
Contrôle visuel Mensuel LED verte allumée Remplacer si LED jaune
Test de fonctionnement Mensuel Allumage instantané sur coupure Vérifier batterie
Test d’autonomie complet Annuel Maintien 1 heure minimum Remplacer la batterie
Autotest SATI Cycle 24 à 72 heures Report alarme centralisé Intervenir sur le défaut signalé
Remplacement batterie Tous les 4 à 5 ans Perte d’autonomie constatée Remplacement préventif

Le contrôle visuel mensuel consiste à vérifier la LED de charge, l’état du pictogramme et l’absence de dégradation du boîtier. Une LED verte indique un bloc opérationnel, tandis qu’une LED jaune signale un défaut nécessitant une intervention rapide.

Une fois par an, réalisez un test d’autonomie complet en coupant l’alimentation secteur. Le bloc doit tenir au minimum 1 heure en éclairage. Consignez chaque vérification dans le registre de sécurité, document obligatoire contrôlable à tout moment.

Les blocs équipés d’un système SATI lancent automatiquement leur cycle d’autotest dans les 24 à 72 heures suivant la mise sous tension, puis reportent les anomalies vers un point centralisé. Ce dispositif réduit les vérifications manuelles mais ne dispense pas du remplacement préventif des batteries.

La durée de vie moyenne d’une batterie de BAES est de 4 à 5 ans. Certaines technologies LiFePO4 atteignent jusqu’à 10 ans. Anticipez le remplacement dès les premiers signes de faiblesse pour garantir l’évacuation en toute sécurité.

Où installer et implanter les blocs de secours

  • 15 mètres maximum entre deux BAES en circulation horizontale.
  • Sorties de salle et issues de secours : un bloc à chaque point de passage.
  • Changements de direction : bloc obligatoire à chaque angle ou intersection.
  • Hauteur de pose : 2 à 2,5 mètres du sol pour un flux optimal.
  • Ambiance : 5 lumens par m² minimum, avec 2 BAES minimum par local.

L’implantation des blocs conditionne directement l’efficacité de l’évacuation. La distance maximale de 15 mètres entre deux BAES s’applique en circulation horizontale : au-delà, un usager pourrait se retrouver dans une zone sans repère visuel. Placez systématiquement un bloc au-dessus de chaque sortie de salle, de chaque issue de secours et à chaque changement de direction (angle, escalier, palier).

Ce que dit la réglementation selon le bâtiment

En ERP, l’obligation d’éclairage d’évacuation déclenche dès 50 personnes d’effectif ou 300 m² en RDC et étage, et dès 100 m² en sous-sol. Pour l’éclairage d’ambiance, les seuils sont de 100 personnes en RDC/étage et 50 personnes en sous-sol. Un local peut être exempté d’évacuation sous 20 personnes, mais doit être équipé au-delà de 30 mètres de distance à parcourir.

En ambiance, comptez au minimum 2 BAES par local, avec un espacement maximal de 4 fois la hauteur de pose. La hauteur recommandée reste de 2 à 2,5 mètres : assez haute pour être visible, assez basse pour rester accessible lors des tests. Le flux d’un BAES d’ambiance atteint typiquement 300 lumens, contre 45 à 60 lumens suffisant pour un BAES d’évacuation standard, avec un éclairement au sol de 5 lux minimum sur l’axe de sortie.

Télécommande et mise à l’état de repos

La télécommande de mise au repos est obligatoire dans tous les établissements, quel que soit le nombre de blocs installés. Elle permet d’éteindre les BAES lors d’une coupure volontaire de l’éclairage normal, évitant ainsi une décharge inutile des batteries.

Le raccordement s’effectue via un fil pilote relié à un interrupteur à clé, actionné par la dernière personne quittant les lieux. Ce geste simple allonge la durée de vie de la batterie, estimée à 4 à 5 ans, et sécurise les interventions de maintenance.

À découvrir aussi

Pour repérer le bon conducteur de commande au tableau, le contacteur jour nuit Schneider Resi9 détaille le circuit de commande et le fil pilote EDF.

Lors des tests périodiques ou d’un cycle d’autotest SATI, la télécommande sert aussi à remettre les blocs en veille après vérification, sans couper l’alimentation générale du circuit.

Responsabilité du chef d’établissement

Le chef d’établissement est pénalement responsable de la sécurité de son bâtiment. Il doit vérifier et entretenir périodiquement les blocs de secours, et consigner chaque contrôle dans le registre de sécurité obligatoire.

Un contrôle visuel mensuel et un test d’autonomie annuel sont le minimum, sachant qu’une batterie de BAES ne dure en moyenne que 4 à 5 ans. Le remplacement préventif évite toute défaillance lors d’une coupure réelle.

En cas de manquement aux normes, sa responsabilité est engagée lors des contrôles ou d’un incident, avec des sanctions pénales à la clé. Déléguer l’installation à un professionnel et archiver les preuves de maintenance reste la meilleure protection.

Quel câble utiliser pour le raccordement ?

Le circuit d’alimentation d’un BAES se raccorde en 230 V alternatif et doit être protégé par un disjoncteur divisionnaire 10 A dédié, distinct de celui de l’éclairage normal. Ce circuit permanent n’est jamais coupé par l’interrupteur général : c’est cette alimentation continue qui permet au bloc de détecter une coupure secteur et de basculer sur batterie.

Le câble employé doit être non propagateur de flamme et conforme à la Euroclasse exigée pour les locaux concernés. Trois conducteurs au minimum sont nécessaires : phase, neutre et terre pour les appareils de classe I, auxquels s’ajoute un fil pilote SATI lorsque le bloc est télécommandé. Le presse-étoupe assure l’étanchéité au passage du câble.

L’ensemble de l’installation respecte la NF C 15-100, qui impose une protection contre les surintensités et deux circuits distincts minimum par type d’éclairage. Un câble adapté garantit ainsi la fiabilité de l’autotest et la sécurité de l’évacuation.