Schéma branchement piquet de terre : guide complet pas à pas
Le piquet de terre se raccorde de l’appareil jusqu’au sol via la barrette de coupure.
- Carcasse métallique reliée en fil vert/jaune bicolore.
- Cheminement : appareil → barrette de coupure → piquet enterré.
- Piquet acier galvanisé de 1,5 m, enfoncé sur 2 m.
- Écartement entre piquets : 1,5 m minimum, double conseillé.
- Liaison par cuivre nu de 25 mm² ou isolé de 16 mm².
- Barrette de coupure fixée à 30 cm du sol.
Mise à la terre : rôle, définition et fonctionnement
La mise à la terre est un dispositif de sécurité qui relie électriquement les masses métalliques de vos appareils au sol. Son objectif est simple : offrir aux courants de fuite un chemin sûr vers la terre plutôt que vers l’utilisateur.
Sans ce raccordement, la carcasse métallique d’un appareil défectueux reste sous tension. Un simple contact peut alors provoquer une électrocution grave, car le corps humain devient le chemin de fuite vers le sol.
- Évacue les courants de fuite vers le sol plutôt que vers l’utilisateur.
- Protège contre l’électrocution en cas de défaut d’isolement sur une carcasse métallique.
- Fil vert/jaune obligatoire, bicolore, pour identifier tout conducteur de protection.
- Cheminement type : appareil → barrette de coupure → piquet enterré.
- Sans terre, le disjoncteur différentiel ne déclenche pas correctement en cas de défaut.
- Points d’eau interdits : rivière, puits ou mare ne remplacent jamais un piquet de terre.
Le circuit est donc entièrement chaîné : chaque appareil relié au fil vert/jaune rejoint le bornier de terre du tableau, puis la barrette de coupure, et enfin le piquet enfoncé dans le sol. Si un maillon manque, la protection ne fonctionne plus.
C’est cette continuité, de l’appareil jusqu’au sol, qui garantit l’efficacité de votre installation électrique et sa conformité NF C 15-100.
Comment installer et poser un piquet de terre (étapes)

Posez votre piquet de terre en suivant deux phases simples : préparer le chantier, puis planter et raccorder les colliers. Avant tout, coupez le courant au disjoncteur d’abonné et repérez le passage des canalisations existantes.
Préparer le chantier et couper le courant
- Couper au disjoncteur d’abonné toute l’installation avant tranchée.
- Creuser une tranchée horizontale d’environ 1 mètre de profondeur.
- Vérifier l’absence de canalisations à moins de 20 cm de la zone.
- Choisir l’acier galvanisé pour un piquet de 1,5 mètre minimum.
Planter le piquet et fixer les colliers
Enfoncez le piquet sur au moins 2 mètres de profondeur. Il doit ensuite dépasser du sol d’environ 10 centimètres pour permettre le raccordement. Une massue ou un marteau adapté suffit pour un terrain meuble.
Lorsque plusieurs piquets sont nécessaires, respectez un écartement minimum équivalent à la longueur du piquet, soit 1,5 mètre, et un espacement conseillé du double. Chaque piquet est relié aux autres par un conducteur en cuivre nu de 25 mm², ou isolé de 16 mm².
Fixez les colliers de serrage tous les 15 centimètres le long du cheminement. La barrette de coupure se positionne à 30 cm du sol, à l’aide de 4 trous et de chevilles, entre le piquet extérieur et le bornier du tableau. Cette barrette reste obligatoire selon la NF C 15-100 : elle permet de mesurer la résistance au telluromètre sans déconnecter l’ensemble du circuit.
Raccordement de la terre au tableau électrique
Cheminement du câble jusqu’au bornier
Depuis la barrette de coupure fixée à 30 cm du sol, le conducteur de protection remonte jusqu’au tableau. Sa section dépend de la surface du logement : 16 mm² en cuivre pour une habitation jusqu’à 100 m², et 25 mm² au-delà. Cette gaine bicolore vert/jaune est obligatoire et ne doit jamais servir à autre chose.
Le câble longe les murs en suivant les chemins de câbles ou les gaines techniques. Évitez les courbes trop serrées et les zones de passage où il pourrait être écrasé. À l’arrivée, il pénètre dans le tableau par le bas, juste sous le bornier.
Bornier de terre : position et raccordement
Le bornier de terre se reconnaît à sa couleur et à ses bornes alignées. Voici ses caractéristiques :
- Fixé bas du tableau, sur le rail inférieur
- Sur rail DIN, comme les autres modules
- Vis espacées 9 mm, pas standard des peignes
- 10 à 30 emplacements selon le modèle
Dénudez le conducteur sur 9 mm environ, insérez-le sous la vis et serrez fermement. Le bornier regroupe ainsi tous les circuits de terre de l’habitation. Pour un circuit dédié en 2,5 mm² protégé par un disjoncteur 20 A, le fil vert/jaune vient se raccorder ici comme les autres.
Norme NF C 15-100 et conformité de l’installation
La norme NF C 15-100 encadre précisément la mise à la terre d’une installation domestique. Avant de refermer votre tranchée ou de rebrancher le courant, vérifiez que votre montage respecte les points suivants.
- Section mini 16 mm² : conducteur de protection cuivre vert/jaune, porté à 25 mm² pour un logement de plus de 100 m².
- Barrette de coupure obligatoire : point de déconnexion entre le piquet extérieur et le bornier du tableau.
- Boucle à fond de fouille : imposée pour les constructions récentes, enfouie à 60 cm minimum.
- Cuivre nu : section de 25 mm² pour la câblette en boucle.
- Acier galvanisé : section portée à 95 mm² si vous optez pour ce matériau.
La boucle à fond de fouille doit rester à 20 cm minimum des fondations et ses deux extrémités remontent jusqu’à la barrette de mesure. En tranchée horizontale, comptez au moins 20 mètres de câblette enterrée à 1 mètre de profondeur, en gardant 20 cm de distance avec les autres canalisations.
Si vous reliez plusieurs piquets entre eux, le conducteur de liaison doit atteindre 16 mm² minimum en isolé, ou 25 mm² en cuivre nu. Le bornier de terre, installé en bas du tableau sur rail DIN, offre de 10 à 30 emplacements selon le modèle, avec des vis espacées de 9 mm.
Enfin, la résistance de terre ne doit jamais dépasser 100 ohms, seuil au-delà duquel l’installation est déclarée non conforme. La valeur conseillée pour une protection optimale reste inférieure à 50 ohms.
Positionnement : où planter et à quelle profondeur
| Élément à enterrer | Profondeur minimale | Distance / écartement requis |
|---|---|---|
| Piquet de terre | 2 mètres | Dépassement de 10 cm hors sol |
| Deuxième piquet | 2 mètres | Écartement ≥ 1,5 m (longueur du piquet) |
| Boucle à fond de fouille | 60 cm | À 20 cm minimum des fondations |
| Câblette en tranchée horizontale | 1 mètre | 20 cm des autres canalisations |
Le positionnement du piquet de terre obéit à deux règles simples : la profondeur et l’écartement. Un piquet de 2 mètres minimum doit être enfoncé dans un sol naturellement humide, idéalement à proximité d’une zone végétalisée. Le sommet du piquet dépasse du sol d’environ 10 centimètres, ce qui permet d’y fixer le collier de raccordement.
Si vous devez planter plusieurs piquets, respectez un écartement au moins égal à la longueur du piquet, soit 1,5 mètre pour un piquet standard. Un espacement plus large jusqu’à deux fois la longueur améliore le rendement de la prise de terre. Chaque piquet supplémentaire est relié au précédent par un conducteur en cuivre nu de 25 mm² ou un conducteur isolé de 16 mm².
Côté implantation, éloignez le piquet des zones de passage fréquent et des revêtements imperméables. Une terre argileuse ou limoneuse conduit mieux le courant qu’un sol sableux ou rocheux, où l’ajout de piquets supplémentaires devient souvent nécessaire pour atteindre la résistance requise.
Barrette de coupure : rôle et positionnement
La barrette de coupure est le point de liaison entre le piquet de terre et le bornier du tableau. Elle se fixe à 30 cm du sol, à l’aide de 4 trous et chevilles, sur le cheminement du conducteur de terre, entre l’extérieur et le tableau.
Sa fonction est double : elle assure la continuité du circuit de terre et permet de le déconnecter pour mesurer la résistance avec un telluromètre, barrette ouverte. Elle est obligatoire selon la NF C 15-100.
Les extrémités de la boucle à fond de fouille viennent également se raccorder sur cette barrette de mesure, assurant un point de contrôle unique et accessible pour toute l’installation.
Valeur de résistance de terre à respecter (<100 Ohms)
La résistance de terre maximale autorisée est de 100 ohms, conformément à la NF C 15-100. Pour une protection réellement efficace, visez plutôt 50 ohms. Cette valeur conditionne le bon déclenchement du disjoncteur différentiel 500 mA qui protège l’ensemble de l’installation.
À découvrir aussi
Si votre volet électrique refuse de bouger, sachez que les pannes les plus fréquentes viennent souvent d’une sangle cassée ou d’un tablier sorti des rails. Avant de tout démonter, repérez la cordelette de déblocage dans le coffre : elle désengage le moteur et permet de manœuvrer à la main. Et si le volet ne répond à aucune commande, mieux vaut d’abord trancher entre électrique et mécanique en vérifiant piles, disjoncteur et interrupteur mural.
La mesure s’effectue avec un telluromètre, toujours barrette de coupure ouverte : le circuit de terre est ainsi isolé du reste de l’installation, et la valeur lue correspond uniquement à la prise de terre. Ne sautez jamais cette étape lors d’une rénovation ou d’une mise en service.
Si la résistance dépasse 100 ohms, la solution consiste à ajouter un ou plusieurs piquets, espacés d’au moins la longueur d’un piquet, et reliés entre eux par un conducteur cuivre nu de 25 mm² ou isolé de 16 mm². Une valeur inférieure à 50 ohms garantit une protection optimale des personnes.
