Schéma télérupteur 3 fils : câblage, branchement et installation pas-à-pas
Le télérupteur 3 fils se câble avec une phase sur A1, un neutre sur A2 et un retour lampe.
- Phase marron depuis le disjoncteur vers la borne A1.
- Neutre bleu en direct du tableau vers A2.
- Retour lampe repart du télérupteur vers l’éclairage.
- Poussoirs raccordés en parallèle sur la même commande.
- Section 1,5 mm² minimum, disjoncteur de 10 A.
- Terre vert/jaune jamais raccordée au télérupteur.
Schéma et câblage du télérupteur 3 fils
Schéma de câblage : bornes, fils et couleurs
- A1 reçoit la phase : alimentation marron depuis le disjoncteur.
- A2 reçoit le neutre : fil bleu direct depuis le tableau.
- Retour lampe : repart du télérupteur vers l’éclairage.
- Section 1,5 mm² minimum : obligatoire pour tous les conducteurs.
- Marron phase, bleu neutre : repères de couleur à respecter.
Le télérupteur unipolaire se reconnaît à ses bornes A1 et A2, dédiées à l’alimentation, et à ses bornes de sortie reliées à la lampe. Le fil de terre vert/jaune ne transite jamais par l’appareil : il rejoint directement le point lumineux.
Pour protéger ce circuit, comptez un disjoncteur de 10 A. Le calibre peut grimper jusqu’à 16 A maximum, mais reste rarement utile sur un éclairage domestique.
Cheminement des 3 fils (phase, neutre, retour)
La phase quitte le disjoncteur, traverse la boîte de dérivation et alimente à la fois la borne A1 du télérupteur et chaque bouton poussoir. Le neutre suit un chemin direct vers A2, puis ressort vers la lampe.
Le retour lampe, lui, ne part jamais du tableau : il naît à la sortie du télérupteur et remonte jusqu’au point lumineux. C’est ce fil qui change d’état à chaque impulsion.
Veillez à ne pas dépasser 30 mètres de longueur totale pour éviter toute perte de signal, et limitez-vous à 2 gaines maximum par boîtier d’appareillage lors du repiquage de poussoir à poussoir.
Principe de fonctionnement du télérupteur

Le télérupteur fonctionne comme une bascule : chaque pression sur un bouton poussoir inverse l’état du circuit d’éclairage. Si la lampe est éteinte, elle s’allume ; si elle est allumée, elle s’éteint. Le mécanisme conserve sa position, sans effort à maintenir.
Tous les boutons poussoirs du logement sont raccordés en parallèle sur la même commande. Une impulsion envoyée depuis n’importe quel point entrée, couloir, étage actionne le même télérupteur. C’est ce qui permet la commande multi-points sans tirer un câble par interrupteur.
Le circuit repose sur une phase, un neutre et un retour lampe, en 1,5 mm² minimum. Le télérupteur unipolaire est recommandé pour ce montage. La bobine reçoit l’impulsion des poussoirs et le contact de puissance commute l’éclairage à chaque sollicitation.
Étapes d’installation pas-à-pas
Un montage réussi repose sur un ordre logique : on prépare, on câble hors tension, puis on teste. Voici les cinq étapes clés dans l’ordre.
- Couper l’alimentation au tableau : disjoncteur sur position arrêt, puis vérifier l’absence de tension avec un testeur.
- Raccorder la phase sur A1 : le fil marron (phase) alimente la borne A1 du télérupteur.
- Raccorder le neutre sur A2 : le fil bleu (neutre) rejoint la borne A2, indispensable au fonctionnement de la bobine.
- Câbler les poussoirs en parallèle : repiquer chaque bouton sur la commande, avec au maximum 2 gaines par boîtier.
- Vérifier le serrage et la continuité : contrôler chaque borne au multimètre avant remise sous tension.
Le raccordement de la phase et du neutre doit se faire hors tension. Utilisez du fil de 1,5 mm² minimum pour l’ensemble du circuit et un disjoncteur de 10 A (jamais au-delà de 16 A).
Pour les poussoirs, chaque bouton ne possède que 2 bornes : un contact à fermeture, sans sens de branchement. Le repiquage bouton à bouton se fait en parallèle, ce qui explique la souplesse du montage multi-points.
Après le câblage, rétablissez l’alimentation et testez chaque bouton poussoir : une pression = allumage, une autre = extinction. Si un poussoir ne réagit pas, vérifiez le serrage de ses bornes et la continuité du fil de commande avant de suspecter le télérupteur.
Raccordement des boutons poussoirs
Câblage des poussoirs en parallèle
Le raccordement des boutons poussoirs repose sur un principe simple : chaque poussoir est relié en parallèle au télérupteur. Concrètement, tous les poussoirs partagent la même borne A1 et le même retour de commande. Une pression sur n’importe lequel des boutons envoie une impulsion identique au télérupteur.
Un bouton poussoir simple comporte 2 bornes seulement, et il n’a aucun sens de branchement : le contact est à fermeture, donc les fils peuvent être inversés sans conséquence. Comptez 1 fil de phase et 1 fil de retour par poussoir, en respectant une section de 1,5 mm² minimum.
Le repiquage se fait boîtier à boîtier, de poussoir en poussoir. Pour préserver la place dans les boîtiers d’appareillage, limitez-vous à 2 gaines maximum par boîtier : c’est la contrainte à garder en tête dès la conception du circuit.
- Deux bornes par poussoir : contact à fermeture, aucune polarité à respecter.
- Aucun sens de branchement : phase et retour interchangeables sur le poussoir.
- Repiquage boîtier à boîtier : liaison en parallèle d’un poussoir au suivant.
- Deux gaines maximum par boîtier : évite la surcharge et facilite le raccordement.
Marques et modèles compatibles
La plupart des poussoirs du marché conviennent, à condition qu’ils soient bien à fermeture (et non à bascule). Les références Legrand, Schneider, Debflex et Lexman proposent des modèles compatibles avec un télérupteur unipolaire.
Veillez à ne pas dépasser 30 mètres de distance totale de commande : au-delà, la perte de signal peut rendre la commande capricieuse. Pensez également à protéger le circuit par un dispositif différentiel ≤ 30 mA à l’origine.
Matériel, outils et vérification de l’installation
| Élément requis | Caractéristique technique | Rôle dans le montage |
|---|---|---|
| Télérupteur unipolaire | Bornes A1 et A2 | Reçoit la phase et le neutre |
| Boutons poussoirs | 2 bornes, contact à fermeture | Commandent l’éclairage |
| Câble rigide | 1,5 mm² minimum | Alimente le circuit |
| Disjoncteur | 10 A recommandé, 16 A maximum | Protège la ligne |
| Différentiel 30 mA | ≤ 30 mA obligatoire | Protège les personnes |
| Pince à dénuder | Adaptée au 1,5 mm² | Prépare les conducteurs |
| Tournevis isolé | Testé 1000 V | Serre les bornes |
| Testeur ou multimètre | Contrôle tension et continuité | Vérifie hors tension |
Prévoyez un maximum de 8 points d’éclairage par circuit pour rester dans les limites du disjoncteur. Côté gaines, comptez 2 gaines maximum par boîtier d’appareillage afin de ne pas surcharger les passages.
Une fois le montage terminé, rétablissez l’alimentation au tableau et testez chaque bouton poussoir un par un. Chaque pression doit inverser l’état de la lampe, sans faux contact ni scintillement.
Contrôlez ensuite le serrage des bornes et l’absence de court-circuit avec votre multimètre en mode continuité. Si un poussoir reste sans effet, vérifiez d’abord son repiquage avant de suspecter le télérupteur.
Normes de sécurité et conformité NF C 15-100
La NF C 15-100 impose un dispositif différentiel ≤ 30 mA à l’origine du circuit. Le disjoncteur doit être calibré à 10 A, avec un maximum de 16 A. La section de câblage requise est de 1,5 mm² minimum.
Un même disjoncteur ne peut protéger que 8 points d’éclairage au maximum. Au-delà, il faut ajouter un circuit dédié au tableau. Cette limite garantit une protection efficace et évite la surcharge.
Côté couleurs, le bleu est réservé au neutre et le vert/jaune à la terre. Les fils de phase et de retour peuvent être de toute autre couleur. Respecter ces codes simplifie le dépannage et sécurise toute intervention future.
