Schéma raccordement tableau divisionnaire : câblage, section de câble et disjoncteur de départ
Reliez le tableau divisionnaire au principal en 16 mm² (phase, neutre, terre) jusqu’à 28 m.
- Au-delà de 28 m, passez en 25 mm² pour rester sous 1 % de chute.
- Le 16 mm² correspond au calibre 63 A, courant avec un Linky 30, 45 ou 60 A.
- Pour une cuisine d’été à 14 m, un amont 32 A avec du 6 mm² suffit.
- Un bureau à 15 m protégé en 16 A accepte du 6 mm² jusqu’à 18 m.
- Un garage ou atelier en 20 A se câble en 4 mm² jusqu’à 20 m.
- La majorité des installations résidentielles se situent entre 25 et 30 m.
Section de câble entre tableau principal et divisionnaire
| Calibre disjoncteur amont | Section du câble | Longueur maxi (chute 1 %) | Usage typique |
|---|---|---|---|
| 16 A | 2,5 mm² | 16 m | Bureau, petit local |
| 16 A | 6 mm² | 37 m | Dépendance éloignée |
| 20 A | 4 mm² | 20 m | Garage, atelier |
| 32 A | 6 mm² | 19 m | Cuisine d’été, 14 m |
| 32 A | 10 mm² | 31 m | Local technique |
| 40 A | 10 mm² | 31 m | Tableau secondaire |
| 63 A | 16 mm² | 28 m | Liaison inter-bâtiments |
La règle de base est simple : entre le tableau principal et un tableau divisionnaire, on utilise du 16 mm² pour les trois conducteurs (phase, neutre, terre) tant que l’écartement ne dépasse pas 28 m. Au-delà, il faut passer en 25 mm² pour rester sous la limite de 1 % de chute de tension, imposée sur ce type de liaison.
Cette section de 16 mm² correspond au calibre 63 A, le plus courant lorsque le disjoncteur abonné Linky affiche 30 A, 45 A ou 60 A. Si votre besoin est plus modeste, un amont 32 A avec du 6 mm² convient jusqu’à 19 m, idéal pour une cuisine d’été située à 14 m du tableau principal.
Pour une dépendance ou un bureau à 15 m protégé par un disjoncteur amont 16 A, du 6 mm² autorise 18 m et du 10 mm² grimpe à 31 m : vous avez de la marge. La plupart des installations résidentielles se situent entre 25 et 30 m, où le 16 mm² reste le meilleur compromis.
Attention aux cas extrêmes : au-delà de 60 m en 6 mm², la chute de tension impose une section supérieure. Vérifiez toujours la longueur réelle de câble, gaine comprise, avant de couper.
Raccordement du tableau divisionnaire au tableau principal

Un tableau divisionnaire doit toujours être alimenté par un départ dédié au tableau principal. Le repiquage sur un circuit existant et le branchement en cascade entre deux divisionnaires sont interdits : ils font chuter la tension et empêchent toute sélectivité en cas de défaut.
Étape par étape du branchement
- Couper l’alimentation générale au disjoncteur abonné et vérifier l’absence de tension.
- Repérer les circuits existants par écrit avant toute modification du tableau.
- Poser la gaine ICTA rouge depuis le principal jusqu’au divisionnaire.
- Tirer 3 conducteurs phase, neutre et terre en 16 mm² (même section pour les trois).
- Raccorder phase, neutre et terre sur le disjoncteur de départ puis sur les borniers du divisionnaire.
Règles de câblage et d’enterrement
Le câble doit être un U1000R2V 3G16 (ou 3G25 au-delà de 28 m) logé dans une gaine ICTA rouge. En passage enterré, la profondeur minimale est de 50 cm. Le conducteur de terre, en vert/jaune, n’est jamais coupé : il est distribué sur un bornier dédié dans chaque tableau.
Respectez le code couleur : bleu pour le neutre, vert/jaune pour la terre. La chute de tension sur la liaison ne doit pas dépasser 1 %. Pour un câble 6 mm² avec disjoncteur 16A, la longueur maximale est de 18 m ; en 10 mm², elle grimpe à 31 m.
Disjoncteur de départ au tableau principal
Le disjoncteur de départ est le point de protection de la liaison entre vos deux tableaux. Son rôle est précis : protéger le câble d’alimentation, pas les circuits terminaux du tableau divisionnaire. Voici les points à retenir avant de le choisir et de le poser.
- Départ dédié obligatoire : la liaison part d’un disjoncteur réservé, jamais en repiquage sur un circuit existant.
- Calibre selon l’aval : 63 A avec du 16 mm², 40 A avec du 10 mm², 32 A avec du 6 mm².
- Coupe phase et neutre : en monophasé, le disjoncteur de départ doit couper les deux conducteurs.
- Jamais sur l’AGCP : interdiction absolue de repiquer sur le disjoncteur de branchement.
- 40 A IDR si 63 A : l’interrupteur différentiel en tête du divisionnaire se cale à 40 A pour un départ protégé en 63 A.
Le calibre du disjoncteur de départ se détermine à partir de la puissance maximale appelée par le tableau secondaire, mais il reste toujours plafonné par ce que le câble de liaison supporte. Un départ 63 A exige donc du 16 mm², tandis qu’un départ 32 A se contente d’un câble 6 mm² sur des longueurs maîtrisées.
En aval, l’IDR 30 mA placé en tête du tableau divisionnaire protège les personnes et isole les défauts sans couper toute la maison. Son calibre usuel est de 40 A, et peut monter à 63 A selon le nombre de circuits raccordés.
Schéma de câblage du raccordement
Le raccordement suit une séquence logique immuable : tableau principal, puis disjoncteur de départ, câble d’alimentation, coupure d’urgence locale si le coffret est hors pièce, interrupteur différentiel, et enfin les disjoncteurs de circuits. Cette organisation garantit une protection en cascade cohérente.
Repérez chaque circuit par écrit avant de commencer le chantier. Respectez le code couleur : neutre en bleu, terre en vert/jaune, phase en rouge ou marron. Le conducteur de terre, de même section que phase et neutre, rejoint les deux borniers sans jamais être coupé.
Dans le tableau divisionnaire, placez l’IDR 30 mA en tête, calibré 40A ou 63A selon le nombre de circuits. Prévoyez 20 % d’espace libre : une rangée de 12 modules couvre 4 à 6 circuits, deux rangées en accueillent 8 à 12.
Norme NF C 15-100 et conformité
Hauteurs et emplacements autorisés
- Hauteur des disjoncteurs sans porte : entre 0,90 m et 1,80 m du sol fini.
- Hauteur avec porte : ramenée entre 0,50 m et 1,80 m pour rester accessible.
- Coupure d’urgence : entre 0,90 m et 1,30 m pour une accessibilité rapide.
- Équipements de protection : accessibles entre 0,75 m et 1,30 m.
- Hors point d’eau : jamais au-dessus ou sous un évier, une baignoire ou une douche.
- Hors placard fermé : ni dans un escalier, ni dans un volume non ventilé.
Ces règles garantissent un accès permanent au tableau divisionnaire sans risque de manipulation dangereuse. Un coffret installé trop haut ou caché derrière une porte devient inutilisable en cas d’urgence.
Pensez aussi à réserver 20 % d’espace libre dans le coffret, ainsi qu’une à deux rangées selon le nombre de circuits : 12 modules couvrent 4 à 6 circuits, 2 rangées en desservent 8 à 12. Dans un local humide, exigez un indice de protection minimum IP43, et montez jusqu’à IP65 en cas d’humidité importante.
Évolutions 2024 : parafoudre et différentiels
Deux évolutions majeures renforcent la sécurité des installations récentes. La première concerne le parafoudre : il devient obligatoire dès que la liaison entre les deux tableaux atteint 10 m, contre 30 m auparavant. Une distance courante de 25 à 30 m déclenche donc désormais cette protection.
La seconde porte sur les différentiels : en aval d’un réseau 230 V, le type F devient exigé pour les circuits équipés de variateurs, de pompes à chaleur ou de climatisations. Le 30 mA reste le seuil obligatoire protégeant les personnes, placé en tête du tableau divisionnaire.
Choisissez un IDR de 40 A pour un tableau courant, et jusqu’à 63 A si le nombre de circuits augmente. Comptez 2 modules pour un IDR double-pôle et 1 module par disjoncteur : votre coffret doit rester dimensionné pour absorber ces protections sans surcharge.
Mise à la terre et liaisons de sécurité
Le conducteur de terre suit exactement la même section que la phase et le neutre : du 16 mm² entre les deux tableaux, prolongé jusqu’au bornier du divisionnaire. Il est repéré vert/jaune et ne doit jamais être coupé par un disjoncteur ou un interrupteur.
La liaison aboutit sur un bornier de terre distinct, relié à celui du tableau principal. Tous les circuits issus du divisionnaire éclairage en 10A ou 16A, prises en 16A ou 20A, circuits spécialisés en 20A et 32A y trouvent leur continuité de protection.
Aucune zone neuve ne doit présenter une terre incertaine. Ce raccordement conditionne la réaction des différentiels 30 mA et l’efficacité du parafoudre au tableau principal.
Placement du différentiel (IDR)
| Type d’IDR | Usage concerné | Calibre typique | Obligation |
|---|---|---|---|
| Type AC | Circuits courants (éclairage, prises) | 40 A | Selon configuration |
| Type A | Usages spécifiques (lave-linge, plaques) | 40 A | Selon circuits |
| Type F | 230 V : variateur, PAC, clim | 63 A | Obligatoire (230 V) |
| Type B | Électronique de puissance triphasée | 63 A | Cas particuliers |
L’interrupteur différentiel (IDR) est l’organe qui protège les personnes contre les fuites de courant. Il se place en tête du tableau divisionnaire, juste après la coupure locale et avant les disjoncteurs de circuits. Son seuil est de 30 mA : au-delà, il coupe l’alimentation en quelques millisecondes. Sans lui, aucun tableau de distribution n’est conforme.
Le calibre de l’IDR dépend du nombre et de la nature des circuits qu’il alimente. Pour un divisionnaire courant (garage, atelier, cuisine d’été), un IDR 40 A convient. Au-delà de 8 à 12 circuits, mieux vaut passer à 63 A pour rester dans la plage du produit. Un IDR double-pole occupe 2 modules dans le tableau, à prévoir dès la conception de la rangée.
Un IDR placé dans le divisionnaire plutôt qu’au tableau principal évite qu’un défaut sur un circuit secondaire ne coupe l’ensemble de la maison. C’est aussi une exigence de sélectivité : la protection en tête du divisionnaire réagit en premier, sans faire déclencher l’AGCP.
